En moins de vingt ans, les journalistes ont perdu le contrôle des médias au profit des régies publicitaires qui apportent à l'éditeur l'essentiel de ses recettes.
C'est la profession journalistique elle-même qui a créé les conditions de son déclin. Sous pretexte de préserver son indépendance rédactionnelle, elle a refusé de s'intéresser au marketing des médias, elle a dressé un mur entre elle et les annonceurs. Par cette politique de l'autruche, elle a obtenu l'effet inverse : elle a perdu son indépendance et elle ne pèse quasiment plus rien dans la direction des médias. La profession s'est paupérisée, presque prolétarisée. Elle se trouve sous les odres de cadres hybrides, mi journalistes-mi marketteurs, qui font, à longueur de journées, le grand écart entre les deux discours incompatibles d'une rédaction romantique et d'une régie mercantile...
Pour retrouver un véribable pouvoir, les journalistes doivent communiquer avec les annonceurs, mieux les comprendre et mieux se faire comprendre d'eux, même si cette attitude les amène, de temps à autres, à établir un vrai rapport de force pour faire respecter le lecteur. Ils ne doivent plus laisser aux services commerciaux le monopole de la relation avec les annonceurs. Ils ne doivent plus laisser aux commerciaux le monopole du marketing de leur titre.
dimanche 6 mai 2007
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Ce que vous dites est loin d'être vrai.Une des garanties qui ont fait la réussite de la presse en occident est la séparation entre les directions marketing et les rédactions.La ligne de démarcation en marketing et journalisme doit rester claire.
Enregistrer un commentaire